C’est une petite révolution qui vient d’avoir lieu dans l’univers Blackberry. Le Bold à clavier se dote de composants performants pour un agrément d’usage qui n’a plus rien à voir avec les saccades de la génération précédente. Le nouveau Torch perd carrément l’emblème de la marque, à savoir le clavier. Reste à voir s’il peut pour autant chasser sur les terres d’Android.
Si RIM n'est plus le géant qu'il était il y a quelques années et que ses Blackberry ont perdu du terrain face à l'iPhone et autres terminaux Android la marque à toujours une base d'utilisateurs plus que respectable. En effet les Blackberry restent très populaires en entreprise. Si vous n'êtes pas déjà équipé d'un Blackberry il y a des chances que ces nouveaux modèles ne vous intéressent pas. En effet, la philosophie de la marque est nettement moins grand public que celle d'Apple avec iOS ou de Google avec Android. Résultat, la marque est passée un peu à coté de l'adoption en masse des smartphones. Vous souhaitez un téléphone doté d'un grand écran, assez facile d'utilisation pour votre grand mère et disposant de centaines de milliers d'applications ? Si oui, faites demi tour tout de suite !
Plus sérieusement, les points forts de Blackberry sont plutôt à chercher du coté de la fiabilité et de la sécurité. RIM produit certain des terminaux les mieux finis du marché et met toujours un point d'honneur à proposer une autonomie exceptionnelle. Là ou la majorité des smartphones tiennent grand maximum deux jours le Bold en tient 3 ou 4. La sécurité est aussi un point fort de la marque. Si certaines fonctions sont intéressantes mais ayant peu d’intérêt pour le grand public (politiques de sécurité d'entreprise, intégration aux réseaux …) d'autres le sont nettement plus (verrouillage et effacement à distance, géolocalisation …). On passera aussi sur Blackberry Messenger, qui permet d'envoyer facilement des messages de manière totalement cryptée. La Mûre n'a donc pas dit son dernier mot. /10
Les Blackberry cuvée 2010 étaient de bon smartphones mais ils étaient sérieusement à la traîne d’un point de vue composants. Le processeur Qualcomm embarqué ne tournait qu’à 624 MHz et n’était pas vraiment suffisant pour faire tourner correctement l’interface.
Ce n’est pas la première fois que RIM nous offre un téléphone dénué du clavier qui a fait le succès de Blackberry mais cela ne nous a pas empêché d’aborder ce test avec quelques doutes quant à l’utilité d’affronter directement iOS ou Android sur leur terrain.